Le 14 janvier à Pau, lors d’une table ronde sur le thème « l’écologie dans nos territoires », le président de la République appelait à être « lucide » en affirmant que « la capacité à développer massivement l’éolien est réduite », et en ajoutant que « de plus en plus de gens ne veulent plus voir d’éolien près de chez eux, considèrent que leur paysage est dégradé »*.
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Le SER et FEE lancent un appel au gouvernement
En réaction à ce changement de cap, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et France Energie Eolienne (FEE) viennent de publier ce 27 février un communiqué commun pour affirmer que « la France a besoin de l’éolien terrestre » pour respecter ses objectifs en matière de transition énergétique. Ceci alors que la procédure de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim a été enclenchée avec l’arrêt définitif, dans la nuit du 21 au 22 février, de son premier réacteur.
Ainsi, le SER et FEE rappellent que la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), dont la consultation publique vient d’être clôturée, prévoit « une montée en puissance régulière du rythme d’installation d’éoliennes avec, à l’horizon 2023, un objectif de plus de 24 GW (et de 33 à 34 GW à l’horizon 2028) ». L’ensemble des acteurs de la filière éolienne « appelle donc le Gouvernement à garantir un cadre de développement stable pour l’éolien en France, tout en travaillant conjointement à des solutions permettant de prendre en compte les attentes des citoyens et des territoires, et en rappelant les atouts de cette énergie renouvelable, compétitive, propre et sûre ». Dans ce même communiqué, le SER et FEE affirment également que « de nombreuses contre-vérités sont aujourd’hui véhiculées sur l’éolien terrestre et nuisent à la qualité du débat démocratique ».
Le SER représente 400 adhérents pour un secteur générant plus de 150 000 emplois, tandis que FEE regroupe 330 membres pour porter la parole de l’éolien dans l’hexagone.
*Journal Le Monde du 27/02/2020