La technologie déployée par Spie Batignolles Valérian fait l’objet d’un démonstrateur mis en place sur le chantier du canal Seine Nord Europe. L’outil a été intégré à la réponse de l’entreprise dans l’appel d’offres et contribué à la sélection de Spie Batignolles Valérian sur ce projet en raison de sa technique inédite visant à valoriser un maximum de terres directement sur le site d’extraction. Il s’agit pour les équipes d’apporter des caractéristiques mécaniques élevées aux terres excavées par un traitement au ciment. Le chantier nécessitait le mélange de deux catégories de matériaux limoneux. Différentes analyses ont démontré qu’un mélange dans des proportions données (50 / 50) de matériaux aptes et de matériaux inaptes permettait, de façon très ponctuelle, d’obtenir un matériau apte.
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« Avec notre méthode, nous avons pu diviser par 2 le nombre d’heures de fonctionnement de nos engins, économiser des emprises, réduire significativement l’impact carbone du chantier en limitant le flux des camions et présenter un budget optimisé à notre client. », détaille Maurice Bufalo, directeur technique et qualité de réalisation de Spie Batignolles Valérian.
Applicable en site pollué
La même technique a été employée par Spie Batignolles Valérian sur des sites potentiellement pollués sur le chantier du Triangle de Mantes (projet EOLE). Sur cette opération, des prélèvements amont ont été réalisés pour analyser les éléments chimiques contenus dans le matériau, conduisant à la création d’un modèle numérique géochimique de terrain pour identifier les types de pollution (matériaux inertes, faiblement ou fortement pollués). Le massif analysé est décomposé en cubes de matériaux de même pollution, avec un code couleur différent. Le chauffeur de pelle, guidé par une tablette GPS contenant le modèle géochimique de terrain, connaît les caractéristiques précises de chaque matériau rencontré, lui permettant d’extraire et d’assembler ceux de même nature. Les matériaux sont ensuite directement acheminés vers des centres d’enfouissement adaptés à chaque type de pollution.
« Alors que généralement, par principe de précaution, les entreprises acheminent plus de terres potentiellement polluées vers les centres d’enfouissement, cette technique nous permet de mieux trier les matériaux en vue de les valoriser. Par exemple, sur un chantier du Grand Paris, nous sommes parvenus à valoriser 85 % des terres excavées grâce à la catégorisation géologique réalisée », ajoute Maurice Bufalo.