Ce mot-valise, sans base technique ni juridique, dessert la nécessaire transition écologique en opposant de manière simpliste urbanisation et nature. Employé à tort comme synonyme d’artificialisation des sols, le mot « bétonisation » amalgame un processus d’étalement urbain avec un matériau de construction. Il occulte la réalité des usages : dans la majorité des cas, le béton est un vecteur de solutions, pas une cause de déséquilibres. Le béton permet de construire durablement, de façon localisée et avec des formulations de moins en moins carbonées, tout en intégrant les exigences croissantes d’économie circulaire et de gestion raisonnée des ressources.
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À l’heure où les enjeux d’aménagement durable nécessitent une approche systémique, l’Unicem et le SNBPE appellent à sortir des postures idéologiques. L’évaluation des projets doit se faire sur des critères objectifs (analyse du cycle de vie, bilan carbone, multifonctionnalité des espaces, durabilité), et non à partir de concepts flous ou anxiogènes. « Opposer béton et écologie est une impasse. Il faut parler de solutions constructives, contextualisées, et performantes. Le béton a toute sa place dans cette logique, en lien avec les autres matériaux », déclare Alain Plantier, président de l’Unicem.