Pour répondre à l’appel d’offres portant sur l’exploitation de la ligne T9, qui remplacera en 2020 les bus 183 reliant actuellement la porte de Choisy et Orly, les délégataires du service public (comme la RATP, la SNCF ou Keolis par exemple) sont contraints de créer une nouvelle société exclusivement destinée à l’exécution du contrat.
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Ils craignent un « éclatement » de la RATP en vue de la « privatiser ». Pour la CGT RATP, cette exigence risque d’impacter directement les conditions de travail. Interrogé par Le Parisien, Fabien Cormier, de la CGT RATP Bus dénonce : « les employés ne seront pas embauchés avec les mêmes conditions de travail. Leurs cadences seront plus élevées pour un salaire équivalent ou inférieur ».
De son côté, IDFM affirme au quotidien national que « la constitution d’une société dédiée est une exigence classique en délégation de service publique. » A la direction de la RATP pas d’inquiétude non plus. Confiante sur sa chance de remporter l’appel d’offres, elle précise « qu’une société détenue à 100% par la RATP reste une entreprise publique ».