Si rien n’est fait, la crise sanitaire aura des conséquences sur le plan de charges des entreprises dont les activités sont en partie dépendantes de l’intervention des Agences, c’est à dire, les travaux publics et l’industrie des secteurs de la distribution et de l’assainissement. Les sept présidents des comités de bassin ont donc interpellé le gouvernement en proposant une action rapide : “Nous avons saisi le Premier ministre en lui demandant d’autoriser le déblocage de moyens, de l’ordre de 500 millions d’euros, sans hausse de la fiscalité”. Comment ? Les Agences de l’eau sont en mesure de lancer sans délai un "plan de soutien" qui réponde aux objectifs de la politique de l’eau, et cela, sans faire appel à des moyens nouveaux.
Dans un second temps et en fonction de l’évolution de la situation, les présidents des comités de bassin pourront proposer à la rentrée de septembre, si nécessaire, une seconde étape dont le financement pourrait être assuré. Enfin, ils appellent l’attention du gouvernement sur les conséquences du retard de la mise en place de ces plans et sur les difficultés budgétaires que certaines collectivités et usagers rencontreront. “L’assouplissement de certaines règles administratives a été engagé, mais sans la majoration de certaines interventions, des projets seront immanquablement différés”, ont-ils souligné.
Les présidents des comités de bassin qui affirment leur parfaite connaissance des enjeux nationaux, mais aussi leur expérience et leur écoute du terrain espèrent être entendus et se tiennent à la disposition du gouvernement pour affiner si besoin leurs propositions.
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