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Exploitation minière en eaux profondes : Greenpeace vise The Metals Company

PUBLIÉ LE 31 MARS 2025
LA RÉDACTION
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Exploitation minière en eaux profondes : Greenpeace vise The Metals Company
Image générée par l'IA.
Greenpeace pointe du doigt la société minière The Metals Company qui chercherait à "s’affranchir du processus international de demande d’autorisation".

L’entreprise minière canadienne The Metals Company (TMC) a annoncé qu’elle allait demander un permis d’exploitation minière en eaux profondes dans le cadre du droit des États-Unis sur l’exploitation minière datant des années 1980. Cette annonce est intervenue quelques instants avant l’appel aux investisseurs prévu par l’entreprise et la veille du jour où sa demande d’exploitation minière commerciale devait être discutée à l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM). « The Metals Company savait qu’elle aurait des difficultés à obtenir le feu vert et tente ainsi de limiter les impacts sur son business », dénonce Greenpeace dans un communiqué. 

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« Cette situation montre que l’instauration d’un moratoire sur l’exploitation minière en eaux profondes est nécessaire de toute urgence, et que les projets de Gerard Barron, PDG de la société, n’ont jamais eu pour but d’apporter des solutions à la catastrophe climatique. Comme Greenpeace l’a dit à l’ouverture de la nouvelle session de l’AIFM, The Metals Company est désespérée et compte désormais s’asseoir sur le droit international en annonçant son intention d’exploiter les fonds marins dans les eaux internationales en passant par le droit des Etats-Unis, a déclaré Louisa Casson, responsable de la campagne Océans chez Greenpeace International. Cela fait des années que The Metals Company exerce d’énormes pressions sur l’AIFM pour forcer les États membres à autoriser l’exploitation minière des fonds marins internationaux, patrimoine commun de l’humanité. Les États, la société civile, les scientifiques, les entreprises et les communautés autochtones ont résisté à ses coups de butoir. Cette annonce irréfléchie est une gifle à la coopération internationale. »

Pour Shiva Gounden, responsable de la région Pacifique à Greenpeace Australie- Pacifique, cette annonce est  un « coup bas » pour le Pacifique et une menace pour le multilatéralisme : « Il est clair que TMC ne s’est jamais souciée de la prospérité économique ou de l’emploi des populations de Nauru, de Kiribati ou de Tonga, pas plus qu’elle ne s’est préoccupée de la lutte contre la crise climatique. Une seule chose l’a jamais intéressée : se remplir les poches avec de l’argent gagné aux dépens de l’océan. Le Pacifique est un élément vital pour nos populations, pas une marchandise. Ce que cherche l’industrie minière en eaux profondes, c’est à faire du profit sur le dos des ressources et des communautés du Pacifique. Nous ne la laisserons pas faire. »

« Nous appelons la communauté internationale à s’élever et à défendre le multilatéralisme contre des entreprises comme TMC. Les fonds marins dans les eaux internationales relèvent du patrimoine commun de l’humanité, et aucun État ne devrait prendre des mesures unilatérales pour les exploiter. Pour empêcher l’exploitation minière des océans, il faut que les gouvernements adoptent rapidement un moratoire, conclut Louisa Casson. Cette initiative de TMC s’inscrit dans la course effrénée aux ressources, dont les conséquences désastreuses se font déjà sentir dans le monde entier. Le Pacifique n’est pas une marchandise que l’on peut acheter, vendre ou voler ».



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