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[Grand format] Un amour de terre à terre 4/6 : L'iconique vin jaune du Domaine de la Pinte de Roger Martin
Photo d'ouverture : Le Domaine familial du Groupe Roger Martin travaille en biodynamie les cépages du Jura.
Le point commun entre les travaux publics et la viticulture ? Ces deux activités se façonnent les deux pieds dans la terre. Et ceux qui les mènent à bien sont bien couvent des entrepreneurs méconnus, fervents défenseurs du terroir.
Originaire de La Villette-les-Arbois, un petit village jouxtant Arbois dans le Jura (39), Roger Martin, alors 2e génération d’entrepreneur à la tête de l’entreprise, démarre en 1953 l’exploitation une petite parcelle de vignes de Poulsard et de Chardonnay. Il étend ensuite ses cultures à Arbois, où il plante 14 ha de Savagnin, un cépage du Jura destiné à produire uniquement du vin jaune, le fameux « or du Jura » qui doit rester 6 à 7 ans en fût pour mériter cette appellation. A une époque où le vin jaune était méconnu, il forge un destin singulier en créant le plus vaste domaine de ce cépage dans le département. Pas la suite, il y ajoute d’autres cépages, les plus connus du Jura - le Poulsard et le Trousseau en vue de faire du vin rouge – et le bien connu Chardonnay produit sur une petite parcelle implantée sur le village de Pupillin.
34 hectares sur lesquels sont cultivés 5 cépages.
Ainsi naquit le Domaine de la Pinte, une production de 34 hectares, en biodynamie depuis 2009 (elle était certifiée agriculture biologique en 1999 sous l’impulsion de Pierre, le fils de Roger NDLR). Aujourd’hui certifié Demeter, le Domaine fait prospérer 5 cépages. Aux 14 ha de Savagnin, se sont ajoutés 10 ha de Chardonnay et Melon à Queue Rouge, 5 ha de Poulsard, 3 ha de Trousseau et 2 ha de Pinot Noir. « Tout est naturel, sans engrais. Les vignes sont traitées à la bouillie bordelaise, les 5 travailleurs passent d’ailleurs une certification en ce sens, et le compost provient de fermes biologiques. Nous plantons également une variété de plante, appelée la Féverole, qui aide à aérer la terre », explique Emilie Sanchez, responsable développement et Œnotourisme au Domaine de la Pinte.
La cave se visite dans une démarche d’écotourisme.
Filiale « ludique » du Groupe Roger Martin, le Domaine de la Pinte représente un chiffre d’affaires de 1,1 M€. « Il est un outil de valorisation et de fidélisation de nos collaborateurs, qui sont reçus chez eux au Domaine. Liant humain, il accueille nos évènements groupe, l’intégration des nouveaux cadres, ou encore les réunions des équipes des chefs d’agences et des directeurs régionaux », développe Vincent Martin, PDG du Groupe Roger Martin. A l’extérieur, le vignoble fait beaucoup pour la notoriété du Groupe. Nombreux sont les fournisseurs et les partenaires qui viennent y organiser leurs propres évènements. Cerise dans le Crémant, une activité d’œnotourisme a été lancée depuis plus de 2 ans par Catherine Martin, épouse de Vincent. Cette nouvelle activité a donné lieu au recrutement d’un couple dijonnais, chargé d’ouvrir un restaurant dans le 2ème semestre 2025 : La Table de Pierre. « Elle propose une expérience oenotouristique qui rend hommage à Pierre Martin, papa de Vincent, incluant une journée personnalisable comprenant une visite guidée du domaine, une dégustation commentée des vins, un repas en accord avec les vins du domaines et une découverte des vignes », détaille Emilie Sanchez, également épouse du chef Gaël Sanchez.
Le Domaine est ouvert aux collaborateurs, partenaires et clients du Groupe Roger Martin, mais aussi aux amoureux du terroir.
Avec 30 ha exploités en 2025 en biodynamie, le Domaine de la Pinte peut espérer passer d’une production de 100 000 bouteilles en 2024 à 120 000 bouteilles. Du blanc essentiellement, à 70%, dont la moitié en Savagnin. Côté distribution, les bouteilles s’exportent à 30% via des importateurs. La production destinée au marché français s’écoule pour moitié auprès des particuliers, via les salons viticoles, la vente au magasin du Domaine situé dans le centre-ville d’Arbois, et le Domaine lui-même. « Les ventes progressent grâce à 17 agents très performants, chargés de distribuer notre production en France, dont 2 sur Paris qui s’adressent aux cavistes et restaurants des grands hôtels. Nous travaillons la qualité en parallèle avec les centrales d’achat locales, régionales. Un choix qui favorise la proximité », souligne Vincent Martin.
De la valeur ajoutée et des synergies
Si l’activité viticole du Groupe peut « faire la différence » sur l’attribution des marchés dans la construction, elle crée surtout de la valeur ajoutée et des synergies. Roger Martin a « une histoire à raconter » et « n’oublie pas ce qu’ont apporté les précédentes générations à la tête de l’entreprise ». Des valeurs familiales très présentes dans les recrutements. « Le Domaine, c’est le terroir. Et la terre est le lien entre le terrassement et les vignes. On dépend des aléas climatiques, comme dans le BTP », rappelle Vincent Martin.
Le chai compte 3 caves de 70ml x 10mL x 4,60H construites à partir du même coffrage que le métro parisien. A l’époque de sa construction, une carrière de calcaire a été ouverte par Roger Martin à proximité d’Arbois, dont la production a été complétée par l’apport de pierres acheminées depuis la carrière de Comblanchien.
Le saviez-vous ?
La 1ère cuvée du Domaine de la Pinte date de 1959. La cuvée des 70 ans, un Savagnin sous voile, a été baptisée du nom de Pierre Martin, père de Vincent Martin. Il s’agit de la Cuvée Pierre, vinifiée par le Maître de Chai et Responsable du Domaine, Emmanuelle Goydadin.
Julia Tortorici - 31/03/2025