« En 10 ans, le groupe s’est profondément transformé, souligne Xavier Huillard. Nous avons compris qu’il est nécessaire d’aller chercher la croissance là où elle est présente. Il nous fallait sortir de nos frontières historiques, en Europe et en France. » Ainsi, la part de l’activité à l’international du groupe Vinci a progressivement augmenté au fil des années pour atteindre aujourd’hui une part d’environ 40 % du chiffre d’affaires global de la société.
PUBLICITÉ
L’ambition de cette entreprise ne l’empêche pas d’avancer avec prudence sur ce terrain : « Nos métiers nécessitent une profonde compréhension des codes et des cultures des pays dans lesquels nous envisageons de nous exprimer. Tout simplement parce que nous intervenons sur l’aménagement des villes et des territoires et que cela ne peut se faire qu’en coordination avec toutes les parties prenantes : les populations, les institutions, les responsables politiques… »
Xavier Huillard conclut : « Ce n’est pas parce que nous sommes capables de construire en un temps record une ligne à grande vitesse entre Tour et Bordeaux (un chantier de plus de 6 milliards d’euros !) en France, que nous nous sentons de taille à le faire n’importe où dans le monde. Certes, il est nécessaire de posséder le savoir-faire technique, mais il faut encore une fois la compréhension de la manière dont les choses se passent dans les pays concernés. C’est la raison pour laquelle le progrès à l’international ne peut se faire que de façon graduelle. » Vinci est aujourd’hui présent dans une centaine de pays.