La pompe est amorcée chez Lheureux : jamais depuis 2008 les chiffres n’avaient été aussi bons. Si 2015 avait par le passé marqué la reprise avec un exercice en hausse pour la première fois depuis la crise, 2017 a tout d’une belle année. Sans toutefois retrouver les années d’avant le crash économique, Lheureux est en progression de +25% avec un chiffre d’affaires porté à 14 millions d’euros. Un volume intéressant pour une société d’une quinzaine de personnes et dont le ratio s’améliore de manière très positive. Si le locatif n’a pas dégagé les marges attendues, les ventes directes ont pour leur part repris du poil de la bête, grâce notamment à la loi Macron sur le suramortissement. Si par le passé, le matériel loué était généralement vendu, la tendance s’est quelque peu inversée, grâce notamment à la fin de la taxe professionnelle sur les investissements. Rangée aux oubliettes, elle aura pour Lheureux libéré la vente de matériels dont les premiers de la marque Terex Finlay ont été commercialisés dès 1974 par la société originaire du Nord de la France. Lheureux distribue également en France les trommels Hercules de Stelex, les convoyeurs Anaconda et les percuteurs secondaires Tesab. Rappelons que la loi de finances pour 2010 a mis en œuvre la suppression de la taxe professionnelle sur la totalité des investissements productifs au 1er janvier 2010, dans le but de soutenir l’emploi et l’investissement des entreprises. L’allègement de la charge fiscale représentait à l’époque 12,3 milliards d’euros.
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Si la vente directe aura boosté les comptes de l’entreprise, le segment lavage n’est pas en reste non plus. Avec trois ventes importantes sur le dernier semestre 2017 dont une installation livrée à NGE sur l’Ile de la Réunion, Lheureux a mis à profit son nouvel accord de distribution exclusif sur la France avec l’italien Maitek. Auparavant distributeur des solutions de lavage CEDE, l’entreprise a mis fin à une collaboration de deux ans pour se lier avec le voisin transalpin. Résultat : près de 30 % du chiffre d’affaires dégagé en 2017 grâce au segment lavage. « La grosse tendance dans le lavage consiste à proposer des modules composés afin de créer des installations complètes, explique Hervé Lheureux, le p-dg de l’entreprise fondée par son père en 1969. Le boom de l’offre modulaire correspond aux attentes de clients qui souhaitent pouvoir ajouter des éléments en fonction de l’évolution de leurs besoins. Certains peuvent commencer par du lavage simple, puis souhaitent aller vers du traitement des boues, du débourbage complexe, etc. Le lavage est devenu incontournable pour l’exploitant qui veut mieux vendre ses produits ». Hervé Lheureux dont la principale marque distribuée reste pour l’heure celle de Terex Finlay attend beaucoup de la nouvelle offre lancée en 2017 par le constructeur irlandais, et notamment de son concasseur I-120 RS spécialement adapté aux plateformes de recyclage et de valorisation des déchets du BTP.