Pour cette 1ère édition des Rencontres du Matériel Durable depuis la création de le Communauté des Acteurs du Matériel Durable (association Loi 1901), les 10 entreprises membres et fondatrices de la CAMD ont eu l’occasion de présenter les résultats des travaux conduits au sein des différents groupes de travail constitués. Pour rappel, 5 groupes de travail ont été initiés sur différents leviers d’accélération de la transition du secteur. Ces groupes sont dédiés :
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- À la coordination des trajectoires et leviers de décarbonation, notamment dans le travail mené par les différents membres avec le SBTi.
- À l’approvisionnement en énergie sur les chantiers, notamment sur les sources électriques ou hydrogène, un enjeu sur lequel la coordination de l’ensemble de la chaîne de valeur (fabricants, loueurs, distributeurs, utilisateurs finaux) joue un rôle déterminant.
- Au suivi du projet de rétrofit mené par deux membres de la CAMD, Manitou et Kiloutou, d’un chariot télescopique démontrant la « rentabilité écologique » (en termes d’émissions de CO2) après 1000h de fonctionnement électrique. Plus largement, le projet démontre une baisse potentielle de -40% des émissions entre la machine dans sa motorisation thermique d’origine et la machine rétrofitée après 2 000 heures d’utilisation, sur un cycle de vie total de 10 000 heures.
- Au suivi de l’étude du Total Cost of Ownership (TCO, coût global de possession d’un matériel à l’échelle de son cycle de vie) d’une pelleteuse 2,5T, projetant à horizon 2030 que sa version électrique aurait un coût total moins élevé que son équivalent thermique. Cette différence de coût de -14% à -20% est imputée à la projection d’une baisse du prix des batteries, mais aussi de la hausse des énergies, dont celle particulièrement forte du GNR.
En complément des restitutions des premiers résultats des groupes de travail, les 6e Rencontres du Matériel Durable ont également donné une tribune à Antoine Comte-Bellot, directeur de programme décarbonation au sein du Secrétariat Général à la Planification Ecologique, venu présenter les enjeux de la décarbonation des transports routiers et non-routiers, ainsi qu’aux représentants des fédérations professionnelles (DLR, Evolis, FFB, FNTP et SEIMAT). Ces derniers ont partagé l’avancée de leurs travaux sur la décarbonation des équipements de construction dans le cadre du « GT5 Engins de Travaux Publics » de la feuille de route gouvernementale de décarbonation des véhicules lourds.